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INITIATION
ENCORDEMENT
Progression
sur un glacier, neige ou mixte.
’Encordement
sur mousqueton (pas en escalade !)
Pour s’encorder directement sur la corde,
on utilise un noeud de chaise complété
par un double noeud d’arrêt. Le noeud
en huit n’est pas conseillé car il
est difficile à défaire si la corde
est mouillée et a été mise
en tension. L’encordement direct sur la corde
est impératif s’il s’agit d’une
course d’escalade ou s’il y a un risque
de vol ou de choc violent sur le baudrier.
Pour les courses de neige il n’y a pas de
risque de choc violent si on marche corde tendue
: on s’encorde généralement
avec un noeud en huit dans lequel on passe un mousqueton
à vis. Cela permet de se dégager rapidement
de la corde en cas de besoin.
Les anneaux de buste permettent de modifier très
rapidement la longueur de la corde entre les alpinistes
pour s'adapter au terrain.
A faire avec le sac sur le dos.
De
quoi vous encorder, vous vacher en cas de besoin,
et faire un mouflage en urgence. Par conséquent
il faut avoir au moins :
1 mousqueton à vis pour s’encorder
3 mousquetons normaux en réserve sur le baudrier
3 anneaux de cordelette en bandoulière, pour
faire des autobloquants
2 broches à glace au moins pour le groupe

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Progression
sur un glacier, neige ou mixte.
Progresser en
cordée : corde tendue !
S’il
y a une seule chose à retenir, c’est
la suivante : il faut progresser corde tendue,
sinon la corde ne sert à rien !
En effet, si vous laissez pendre la corde, toute
chute ou glissade se traduira par un choc. Dans
ces conditions, il est très difficile d’enrayer
la chute car on est parfois littéralement
projeté en avant ou en arrière.
En revanche, si la corde est bien tendue, le choc
sera minime et vous pouvez espérer enrayer
la chute.
Progresser corde tendue demande une attention
permanente : le premier de cordée doit
adopter un rythme de progression le plus régulier
possible, et le second doit adapter en permanence
sa vitesse pour garder la corde bien tendue.
A la montée, le chef de cordée passera
en tête. Le second doit veiller à
ce que la corde ne soit ni lâche (elle lui
traîne dans les jambes et ne sert à
rien), ni trop tendue (elle risque de déséquilibrer
le grimpeur en tête).
A la descente, le chef de cordée est derrière.
Il tient son second " en laisse ", prêt
à enrayer un déséquilibre.
Il peut prendre la corde d’une main avec
un tour mort de blocage. Si un ou deux petits
anneaux à la main, bloqués par un
tour mort, sont acceptables pour franchir de courts
passages faciles et sans risque, ils ne sont pas
une méthode de progression. Il faut éviter
de marcher avec un paquet d’anneaux à
la main, car il sera alors difficile d’enrayer
efficacement une chute et de manoeuvrer après
coup.

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S’encorder
" en N " sur glacier est indispensable
Sur
un membre de la cordée tombe dans une crevasse,
il faudra parfois réaliser un mouflage pour
l’en sortir. Cela implique de disposer d’une
réserve de corde libre. Si vous êtes
encordés à chaque bout de la corde,
il n’y a pas de corde libre : le mouflage
n’est pas possible et vous ne pouvez pas nous
plus vous vacher si la corde est sous tension !
Par conséquent, sur un glacier on s’encorde
généralement " en N ". Cette
technique consiste à laisser les extrémités
de la corde libre. Tout le monde s’encorde
" en milieu de corde " comme décrit
ci-dessus, et les extrémités de la
corde seront proprement lovées sous le rabat
du sac. En cas de besoin, il suffit de tirer sur
la corde libre pour récupérer les
précieux mètres qui vous permettront
de monter un mouflage ou de vous vacher facilement.

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